En utilisant ce site, vous acceptez que les cookies soient utilisés à des fins d'analyse et de pertinence     Oui, j'accepte  Non, je souhaite en savoir plus

Maquette de décor pour « Cendrillon ou la pantoufle merveilleuse » (Georges Méliès, 1912)

26 juin 2017

Inspiré d’une gravure de Gustave Doré pour Peau d’âne, ce dessin de Georges Méliès revisitant son film tardif, Cendrillon ou la pantoufle merveilleuse, fait partie de sa série réalisée pour la Cinémathèque française en 1937. Peint à l’aquarelle et la gouache, il reste un des rares mis en couleurs parmi cette commande.

Méliès a déjà tourné un Cendrillon en 1899, un de ses premiers films à tableaux multiples, de même qu’il s’est déjà penché sur le conte, genre qui se prête à son univers autant qu’il s’adapte au format des films de l’époque. Son Cendrillon de 1912, féérie de vingt-quatre minutes tournée dans le studio B, est commandité par Pathé. Remonté et démonté par Ferdinand Zecca, réalisateur maison de la firme et un de des principaux imitateurs de Méliès, ce deuxième Cendrillon est un souvenir amer et le début de la fin.

Car Méliès réalise ses derniers films sous le contrôle de Pathé, devenu distributeur exclusif des bandes de la Star Film, sa société de production dont l’étoile, symbole de la marque, est déposée dès 1896, devançant le coq de Pathé et la marguerite de Gaumont. Bientôt fixé sur la pellicule, ce sigle destiné à décourager les contrefacteurs ne protégera pourtant pas Méliès d’un plagiat massif en France et à l’étranger. Il s’incline devant une concurrence qui s’intensifie dès 1905, imposant une autre économie et un style progressivement plus réaliste. Ce pionnier du cinéma, qui avait signé plus de 500 films en maîtrisant entièrement leur production, rend définitivement les armes en 1913.


  • Type d'objet : Maquette de décor
  • Support : Aquarelle, encre et gouache sur papier
  • Auteur : Georges Méliès
  • Année : c. 1937
  • Pays : France
  • Format : 25 x 34 cm
  • Crédits : Georges Méliès © Droits réservés