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René Goscinny, notre oncle d'Armorique

René Goscinny, notre oncle d'Armorique

Guillaume Podrovnik
France / 2017 / 52 min

Mort en 1977, René Goscinny nous laisse une œuvre pléthorique: Astérix, l'âge d'or de Lucky Luke, Iznogoud, mais aussi Le Petit Nicolas, des films, une série télé et nombre d'expressions passées dans le langage courant.

Il grandit en Argentine puis vit sept ans à New York où il apprend le métier de la BD avec Harvey Kurtzman et l'équipe du futur Mad Magazine qui, en 1952, révolutionne les comics et l'humour américains. Goscinny part travailler en Europe en 1950, d'abord comme dessinateur puis comme scénariste, et enfin comme rédacteur en chef lorsqu'en 1959 il crée le journal Pilote avce Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier. La filiation avec Mad est plus que directe, tant pour Pilote que pour l'humour très anglo-saxon des scénarios de Goscinny. Dans les deux cas, Goscinny révolutionne la BD européenne comme Harvey Kurtzman avait révolutionné la BD américaine. Mœbius, Mézières, Christin, Fred, Cabu, F'murrr, Druillet, Gotlib, Bretécher, Dionnet, Mandryka, Bilal, Alexis, Tardi, Reiser – impossible de les citer tous – ont fait leurs débuts sous son aile. Et cela n'a été possible que grâce à l'argent d'Astérix, volontairement réinjecté dans Pilote à leur bénéfice. Cette génération accouchera à son tour de Charlie Hebdo, de L'Écho des savanes, de Fluide glacial et de Métal hurlant.

Tous se souviennent de l'époustouflante ouverture d'esprit de Goscinny. Rien d'étonnant à cela, car sa trajectoire personnelle est une ode au brassage des cultures, et à la conviction profonde qu'il est capital de produire et de diffuser aussi largement que possible une culture populaire de qualité.

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