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La revue du web #3 : muses, western et belles mirettes

30 juin 2017

Au gré de la programmation, quelques trouvailles dénichées sur le web...

La muse Louise Brooks

La muse Louise Brooks

Casque d'encre

Casque d'encre

Une coupe de cheveu, un carré noir ébène indémodable, Louise Brooks (toute animée ici) reste associée à son personnage du film de Pabst, Loulou, femme libérée, tentatrice et reine des flappers des années 20. « Il n'y a ni Greta Garbo, ni Marlene Dietrich, il n'y a que Louise Brooks » disait Henri Langlois. On réécoute avec plaisir l'émission de France Culture, un voyage à travers le mystère Louise Brooks, muse qui inspira autant Jean-Luc Godard pour le personnage d'Anna Karina dans Vivre sa vie, que le groupe britannique OMD qui chantait en 1991, Pandora's Box. La maison Cacharel créa, quant à elle, en 1987 son plus célèbre parfum, sensuel à souhait, empruntant son nom à l'héroïne (« oui, c'est moi ! »). Tandis que Brian Molko, qui aime bien donner des petits noms à ses guitares, choisit Louise pour l'une de ses Fender Jaguar, celle avec un sticker de l'actrice collé dessus.

Loulou de Georg Wilhelm Pabst – Lundi 3 juillet à 14h30

Nouvelle muse

Nouvelle muse

« Ma première idée était de confier le rôle de Marie à une comédienne qui n'aurait jamais été vue au cinéma. Et puis j'ai rencontré Vimala, qui est devenue une évidence. J'aime la façon dont elle prend des risques dans ses films. » Sébastien Betbeder parle de son quatrième long métrage, Marie et les naufragés, triangle amoureux fantasque, et de son interprète féminine, Vimala Pons, brune électrique, sexy et burlesque qu'on aime pour tout ça. La nouvelle coqueluche du cinéma indépendant français, interviewée ici pour Sofilm, a quand même commencé sa carrière à 12 ans en présentant le programme jeunesse, Ça cartoon, avec Philippe Dana. Pour l'entendre fredonner et parler de son personnage de Marie, on écoute l'émission spéciale de France Culture diffusée à la sortie du film en 2016, avec son partenaire Pierre Rochefort et le réalisateur, Sébastien Betbeder qui sera à la Cinémathèque lundi 3 juillet.

Marie et les naufragés de Sébastien Betbeder - Lundi 3 juillet à 19h

L'âge d'or du western

L'âge d'or du western

Entre Une place au soleil et Géant, George Stevens signe en 1951 L'Homme des vallées perdues, plus gros succès commercial des années 50 et qualifié de meilleur western en plein âge d'or. Pour se remettre dans l'ambiance, on peut réécouter l'émission musicale d'Olivier Le Borgne : Le Western des années 50 : l'âge d'or du genre. L'Homme des vallées perdues, qui a inspiré Clint Eastwood pour Pale Rider et Peter Weir pour Witness, est une histoire vue à hauteur d'un enfant de 10 ans, qui voit débarquer dans la ferme de ses parents, un cavalier solitaire. Alan Ladd incarne parfaitement le mythe du cow-boy venu de nulle part. Face à lui, le méchant, Jack Palance, est vraiment très méchant. Van Heflin joue le fermier. Et au milieu de tous ces gaillards : Jean Arthur. Récemment retirée du cinéma, l'actrice a 50 ans au moment du film, un peu plus âgée que son personnage. Mais elle accepte de tourner une dernière fois pour son ami George Stevens. Avec ce rôle de femme usée par la dure vie des pionniers de l'Ouest, elle fait partie des personnages féminins qui ont marqué l'histoire du western, genre proprement viril.

L'Homme des vallées perdues de Georges Stevens – Dimanche 2 juillet à 15h

Carpenter en boucle

Carpenter en boucle

Transposition urbaine de Rio Bravo de Hawks et de La Nuit des morts-vivants de Romero, le premier film (professionnel) de John Carpenter contient tous les germes de son œuvre à venir. Pourquoi Assaut est à la fois une énigme et un chef-d'œuvre ? Sur France Inter en 2013, Nicolas Saada explique la fascination exercée par Carpenter sur toute une génération de cinéastes, malgré un certain mépris d'une partie de la critique : Avons-nous oublié John Carpenter ?
En composant la plupart des partitions de ses films, le cinéaste a aussi beaucoup compté dans le monde de la musique. « Parmi nos disques préférés, la bande originale d'Assaut. » Geoff Barrow de Portishead a directement été influencé par la musique du film, dont on retrouve des citations sur certains de leurs titres, comme Roads.
Carpenter fait également partie de la liste du BFI des rares réalisateurs qui ont réussi à enchaîner au moins 5 chefs-d'œuvres à la suite. Liste qu'il partage avec Tarkovski (à l'honneur ce mois-ci à la Cinémathèque). Les deux cinéastes ont d'ailleurs en commun d'avoir réalisé, bien que dans un style évidemment différent, les meilleurs films d'anticipation.

Assaut de John Carpenter – Jeudi 6 juillet à 21h45
Solaris d'Andreï Tarkovski – Vendredi 7 juillet à 21h30
Stalker d'Andreï Tarkovski – Dimanche 9 juillet à 20h

Les yeux de Juliette Mayniel

Les yeux de Juliette Mayniel

C'est dans un programme publicitaire que Chabrol la découvre, puis la cherche partout pour en faire la partenaire de Brialy et Blain dans Les Cousins. Juliette Mayniel, c'est elle, le raconte dans cette interview de 1959. À la sortie du film, on parle alors de la nouvelle Michèle Morgan. Chabrol en fait une de ses premières égéries et tourne trois autres films avec elle. Mayniel devient (avec Laffont, Audran, Huppert) une femme chabrolienne, vaste sujet dont Ariane Beauvillard fait une analyse dans La Représentation de la femme dans l'œuvre de Claude Chabrol. L'actrice des Cousins connaît son heure de gloire, enchaînant les films au début des années 60, dont les Yeux sans visage (les siens). Après son histoire d'amour avec Vittorio Gassman et la naissance de leur fils en 1965, elle disparaît des écrans. L'inconnue la plus connue du cinéma français est à redécouvrir dans le film de Chabrol samedi 8 juillet à la Cinémathèque.

Les Cousins de Claude Chabrol - Dimanche 8 juillet à 14h30

Le regard de Tamara Erde

Le regard de Tamara Erde

Franco-israélienne résidant à Paris, diplômée du Fresnoy (Studio national des arts contemporains), Tamara Erde, interviewée sur le blog documentaire, est revenue en Israël, où elle a grandi, pour y tourner en 2013 son premier long-métrage documentaire : This is my land ou comment l'Histoire est-elle enseignée dans les écoles israéliennes et palestiniennes. La documentariste s'interroge sur le système d'éducation et sur la façon dont il peut manipuler la pensée des gens. Avec ce film, elle souhaite avant tout « initier un débat sur le pouvoir de l'éducation à changer le cours de l'Histoire, à nous faire entendre mieux les uns les autres, à nous apprendre à mieux vivre ensemble ». L'occasion de relire le texte du spécialiste du cinéma israélien, Ariel Schweitzer, sur l'image du conflit israélo-palestinien dans le cinéma israélien.

This is my land de Tamara Land – Lundi 10 juillet à 21h15

C'est comme si on marchait sur des gâteaux secs

C'est comme si on marchait sur des gâteaux secs

Mercredi, c'est l'occasion pour les enfants (à partir de 10 ans) de voir, sur le grand écran de la salle Langlois, Indiana Jones et le Temple maudit, celui avec plein de serpents, insectes et éléphants. Retour en vidéos sur l'histoire de la saga, avec entre autre une interview du petit Ke Huy Quan qui évoque son rôle, Demi-Lune, et sa rencontre avec Spielberg. Et puis, comme c'est bientôt les vacances, on vous donne des idées de spots « Indiana Jones » à visiter et un petit Pinterest sympa avec des affiches alternatives, photos, trucs à piquer pour une bonne soirée estivale thématique.

Indiana Jones et le temple maudit de Steven Spielberg – Mercredi 5 juillet à 15h

La playlist de la semaine #3

La playlist de la semaine #3

More crazyness – Sébastien Tellier (2016) > Marie et les naufragés de Sébastien Betbeder
Lundi 3 juillet à 19h

Le Cri du cormoran – Eddie Vartan (1971)  > Le Cri du cormoran le soir au-dessus des jonques de Michel Audiard
Vendredi 7 juillet à 20h30

My Shadow in the night (Luis Bacalov) – Tomas Milian (1971)  > La Vittima designata de Maurizio Lucidi
Vendredi 7 juillet à 22h

I wanna be like you – Richard et Robert Sherman (1967)  > Le Livre de la jungle de Wolfgang Reitherman
Dimanche 9 juillet à 15h

Bullitt (Main Title) – Lalo Schifrin (1968)  > Bullitt de Peter Yates
Dimanche 9 juillet à 17h

Gortoz a Ran – Denez Prigent et Lisa Gerrard (2000)  > La Chute du faucon noir de Ridley Scott
Lundi 10 juillet à 20h