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La revue du web #1 : Ghibli, béguin, critique, patrons et patronnes

31 mai 2017

Au gré de la programmation, quelques trouvailles dénichées sur le web.

Et la femme créa Hollywood (Julia et Clara Kuperberg)

Et la femme créa Hollywood (Julia et Clara Kuperberg)

Une affaire de femmes

Une affaire de femmes

Alice Guy, Lois Weber, Frances Marion, Dorothy Arzner, Mary Pickford... Entre 1910 et 1930, ces femmes ont été des pionnières dans l'usine à rêves d'Hollywood. Et elles ont toutes été oubliées. Deux sœurs cinéastes, Clara et Julia Kuperberg, leur consacrent un passionnant documentaire, Et la femme créa Hollywood, à voir à la Cinémathèque mercredi 31 mai à 19h30. Elles en parlent pour Women LAB à l'occasion de la sélection de leur film à Cannes Classics en 2016.

Et la femme créa Hollywood de Clara et Julia Kuperberg - Mercredi 31 mai à 19h30

La Palme avant la Palme

La Palme avant la Palme

Bien avant de recevoir la Palme d'or pour La Leçon de piano, Jane Campion enthousiasmait déjà le public cannois en 1986 avec son tout premier court métrage tourné en 1982, Peel : An exercise in discipline. Une histoire d'épluchures d'orange et une première Palme d'or pour Campion dont on peut lire l'interview de 2013 pour le webzine Format court : en quoi le court est-il important pour elle ? On peut aussi et surtout venir découvrir Peel, lundi 5 juin à 19h30, dans le programme de courts métrages sélectionnés par Jacques Kermabon, rédac chef de la revue Bref.

Peel : An exercise in discipline de Jane Campion (et autres courts) - Lundi 5 juin à 19h30

Critique Connection

Critique Connection

C'est au film de Shirley Clarke, The Connection, que l'on doit la création de la Semaine de la Critique. Projeté hors-compétition au Festival de Cannes en 1961, l'œuvre de la cinéaste underground sort tellement des sentiers battus de la Croisette, qu'il crée l'événement et fait sensation auprès du public et de la critique. L'année suivante, le Syndicat français de la critique de cinéma se voit confier la salle Jean Cocteau pour une programmation hebdomadaire, première section parallèle du Festival. La critique et réalisatrice Nelly Kaplan trouve son nom, le critique George Sadoul la préside (jusqu'en 1967) : la Semaine de la Critique est née. Consacrée à la découverte des nouveaux talents (à lire sur Écran Noir : les découvertes de la critique), elle met à l'honneur les premiers et deuxièmes films, que les Parisiens peuvent voir en exclusivité à la Cinémathèque, quinze jours après leur présentation à Cannes. Cette année, ce sera du 7 au 14 juin.
Et puisqu'on est dans la critique, ce tumblr qui compile les critiques les plus cool (ou les plus nulles) trouvées sur le web : « Non mais vraiment aucune chance que j'aille voir ses prochains films !!! » (Metropolis, Fritz Lang)

Reprise de la Semaine de la Critique du 7 au 14 juin

Kiki en uchronie

Kiki en uchronie

Produit en 1989, un an après les succès de Mon voisin Totoro et Le Tombeau des lucioles, Kiki, la petite sorcière, scelle la renommée du Studio Ghibli créé en 1985 par Hayao Miyazaki et Isao Takahata. L'histoire d'une jeune sorcière quittant le foyer familial (en 3e position de ce Top 10 des meilleures sorcières au cinéma) fait un carton au Japon (Akira Kurosawa dit avoir pleuré devant le film) et dans le reste du monde. On y retrouve les thèmes chers à Miyazaki : nostalgie de l'enfance, nature, magie, aviation... Et un décor inspiré de son voyage en Suède : Koriko, ville située entre la Méditerranée et la mer Baltique, qui emprunte aussi aux éléments de décor de San Francisco, Lisbonne, Paris ou Milan. De même, Miyazaki mélange les époques, comme l'explique Xavier Martin, dans une analyse géopolitique et géoéconomique passionnante du film de Miyazaki, Kiki, la petite sorcière : Le Japon dans une mondialisation uchronique. À lire pendant que les enfants s'amuseront à retrouver les easter eggs dissimulés par les auteurs du Studio Ghibli dans leurs films. On peut surtout les accompagner dimanche 11 juin à 15h pour découvrir Kiki, la petite sorcière sur grand écran.

Kiki, la petite sorcière de Hayao Miyazaki - Dimanche 11 juin à 15h

Les deux patrons

Les deux patrons

« Il est l'optimisme même, et moi je suis plutôt le pessimisme même » disait Gabin à propos de Fernandel. Tout les opposait, c'est pourtant une belle amitié qui liait les deux acteurs, deux monstres sacrés, jouant ensemble dans quatre films. En 1963, ils créent leur maison de production : les Films Gafer, en rapport aux premières syllabes de leurs pseudonymes (après avoir joyeusement renoncé à leurs noms de famille Moncorgé-Contandin qui auraient donné Moncon). À la mort de Fernandel en 1971, l'émotion est palpable dans cet entretien de Jean Gabin qui se souvient de leur rencontre en 1931. C'était sur le tournage du film d'Augusto Genina, Paris-Béguin.

Paris-Béguin d'Augusto Genina - Jeudi 8 juin à 20h30

Le figurant connu

Le figurant connu

Un célèbre photographe apparaît dans cette scène de La Règle du jeu de Jean Renoir. Féru de cinéma à partir des années 30, il devient assistant-réalisateur pour Jean Renoir qui l'engage sur trois de ses films : La Vie est à nous, Une partie de campagne et La Règle du jeu en 1939, dans lequel il joue un domestique à l'accent british : « Où il y a de la gêne, il n'y a pas de pleasure ». Crédité au générique comme Henri Cartier, le figurant s'appelle Henri Cartier-Bresson.

La Règle du jeu de Jean Renoir - Mercredi 31 mai à 14h30


La playlist de la semaine

La playlist de la semaine

Sur les bords de la Riviera (Léo Daniderff) par Michel Simon
Boudu sauvé des eaux (Jean Renoir, 1932)
Jeudi 1er juin à 14h

Ma petite entreprise par Alain Bashung
Ma petite entreprise (Pierre Jolivet, 1999)
Jeudi 1er juin à 21h30

La Nuit (Jean-Philippe Rameau) par Les Petits Chanteurs à la Croix de Bois
La Cage aux rossignols (Jean Dréville, 1944)
Vendredi 2 juin à 20h30

Dueling Banjos (Arthur Smith) par Eric Weissberg
Délivrance (John Boorman, 1971)
Samedi 3 juin à 14h30

Concerto pour mandoline en do Majeur rv 425 – Allegro (Antonio Vivaldi)
Kramer contre Kramer (Robert Benton, 1979)
Samedi 3 juin à 19h

Totoro Theme Song par Joe Hisaichi
Mon voisin Totoro
Samedi 10 juin à 15h

Sarabande (G.F. Haëndel)
Barry Lyndon (Stanley Kubrick, 1975)
Lundi 12 juin à 14h30